"On a tant ressassé les mêmes théories..." Elle est jolie cette chanson mais ça n'a rien à voir. Dans l'article précédent, j'aurais du tout écrire au conditionnel et écrire celui ci au présent ou passé. Ayé, j'ai emmené mon chat chez le vétérinaire pour la piqure létale. Je ne savais pas comment ça se passait, les autres animaux étant mort écrasé ou de mort naturel.
Je n'aime pas cette vétérinaire. Sa collègue est plus agréable et ne nous fait pas la morale parce que pour pas bouger de trop le chat, on l'avait amené dans son panier, celui où elle dormait. Oui si elle avait été en pleine forme, elle aurait pu s'enfuir mais là, de toute évidence, dans son état elle n'aurait rien fait. Quand on sait que ce voyage en voiture était son dernier, on allait pas la mettre dans une caisse dans la quelle elle aurait été à l'étroit et puis au moins elle a vu le paysage une dernière fois. Bref elle a lu ce pour quoi on venait et s'est radoucit. Elle nous a demandé ce qu'on comptait faire après : la faire incinérer, l'enterrer dans le jardin... J'ai choisi l'incinération puisque le terrain ne nous appartient pas et puis elle restera 17 ans de ma vie dans mon coeur. Ensuite elle m'a demandé si je voulais rester, sortir, ou sortir quand elle injecterait le produit qui stoppe les fonctions vitales. Je voulais rester avec elle jusqu'à la fin. Enfin elle a commencé par faire une anesthésie général pour que tout se passe en douceur pour le gros minou, qu'elle s'endorme et ne sente rien quand le produit coulerait dans ses veines.
Elle a pris une seringue et a injecté le cocktail anesthésiant. Le chat est resté éveillé 7-8 minutes je dirais et a fini par s'endormir sur ma main. Elle l'a sorti du panier et l'a allongé sur le côté, a pris un garrot et a préparé la seringue avec le second liquide. Un liquide rouge. Il aurait du être noir vu ce qu'il représente. Bref. Elle m'a demandé si je voulais lui faire un dernier bisou, une dernière caresse, lui dire un dernier mot. J'ai juste continué à lui caresser la tête jusqu'à la fin. Et puis elle a rendu son dernier soupir. Tout le monde est sorti. J'ai continué à caresser mon chat, lui ai fait un dernier bisou et lui ai murmuré à l'oreille un dernier "je t'aime, je t'oublierai jamais, tu t'en vas avec 17ans de ma vie, 17 ans de secrets, j'espère que là où tu vas tu pourras gambader et faire beebop avec M".
J'ai plus pleuré, je pleure plus pour mon chat que pour ma grand mère. Cette fois, mon enfance est vraiment partie, mes secrets aussi. Finalement tu as été là quand j'avais besoin d'un calin, d'une petite lèchouille sur la joue, sur la main, quand j'avais besoin de quelqu'un pour sécher mes larmes. Tu ne m'as jamais jugé, pour toi j'étais ton maitre.
Tu me manqueras